SNCF : la carte des abonnés TGV "roulés dans la farine"
lundi 14 février 2011 par Jean-Luc AMELINE
Le 21 janvier dernier à Paris, la fronde des abonnés forfait TGV soutenue par l’AVUC (Association des Voyageurs-Usagers des Chemins de fer) avait porté ses fruits. La SNCF avait capitulé en accordant à ses voyageurs quotidiens empruntant les TGV, une indemnisation à hauteur de 200 € (en « bons d’achat ») ainsi que le gel de l’augmentation du Forfait pour 2011.
Mais aujourd’hui, seuls les abonnés du TGV empruntant les LGV (Ligne Grande Vitesse) - en bleu sur la carte - sont concernés par la mesure. Les autres circulant sur les lignes classiques du TGV - en noir sur la carte - sont « débarqués » du dispositif de compensation.
Exemple : si un voyageur abonné TGV emprunte un Tours-Paris, ça marche ! Un Poitiers - Paris via Tours, idem il est indemnisé. En revanche, s’il fait un Poitiers - Tours ou un Bordeaux - Tours, il n’est pas pris en compte ! Alors qu’il est victime des mêmes dysfonctionnements (retards répétitifs voire annulations).
La SNCF a changé la règle du jeu, alors que sa communication le 21 janvier (à la sortie de la réunion de négociation) ne laisse planer aucun doute (document France Info ci-dessous en écoute).
L’AVUC constate et déplore un traitement discriminatoire en matière d’indemnisation de la part de la SNCF pour certains de ses usagers-abonnés du TGV. Traitement discriminatoire qui est déjà pratiqué entre les usagers du TER et les "grands clients" du TGV.
Alertée par l’interprétation restrictive (uniquement les abonnés sur parcours LGV), l’AVUC a fait tout son possible pour que l’engagement pris par la SNCF soit respecté intégralement.
L’AVUC a vérifié que les abonnés TGV hors ligne à grande vitesse paient effectivement un abonnement Forfait TGV Ligne Classique.
Depuis, une nouvelle discussion est intervenue avec la SNCF. Celle-ci campe sur sa position restrictive en proposant une rencontre locale pour régler au « cas par cas » les situations. Cette proposition n’est pas recevable car elle a pour objectif de diviser et surtout de masquer le non respect de l’engagement pris publiquement par la SNCF le 21 janvier dernier. En pratiquant ainsi, la SNCF méprise ses usagers et leurs représentants.

